Crise ukrainienne, les Pays Baltes en danger?

Posted by on 31 mars 2014

La crise ukrainienne laisse planer chez certains le spectre d’une expansion de la Russie vers l’Ouest, dans des territoires autrefois occupés par l’URSS.

La zone qui va des Pays baltes à l’Ukraine, en passant par la Bielorussie et la Moldavie, a longtemps été sous l’emprise du grand voisin russe, avant de devenir une zone tampon entre l’Europe occidentale et la Russie. Si les Pays baltes, depuis leur indépendance, se sont progressivement émancipés de l’influence de Moscou, jusqu’à leur entrée dans la communauté européenne il y a  plus de 22 ans, le voisin tout puissant continue d’inquiéter.

Lors de cette crise ukrainienne, dont l’origine tient à la volonté d’une partie de la population de se rapprocher de l’Europe, les pays baltes ont vu la présence d’avions militaires de l’OTAN (principalement américains) être doublée, et l’on annonce un possible envoi d’avions de combat français surveiller la zone ainsi que la Pologne.

Pour autant, on ne peut pas dire qu’un réel danger plane sur les Pays Baltes, et cela pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, les minorités russophones restent plutôt bien intégrées et non quasiment pas, de velléité de voir leur territoire retourner sous la tutelle de leur pays d’origine. Ce sont des populations qui restent attachées à la mère patrie, mais qui assument leur double appartenance.

Et puis les pays baltes ne sont pas dans la même situation économique que l’Ukraine. Les trois pays sortent de la crise peu à peu et attirent de plus en plus d’investisseurs étrangers.

La protection et le soutien financier leur sont fournis par l’Europe et c’est ce statut de pays de la communauté européenne qui les protège de Moscou.

Une entrée dans l’espace balte ou une menace sur les Pays Baltes, serait une menace directe contre l’Europe de Bruxelles, et quand on voit les efforts consenties par les deux parties pour éviter le moindre conflit armée d’envergure, on ne peut envisager une telle hypothèse.

Ce qui est certain, c’est que Moscou voit sa zone d’influence se réduire comme peau de chagrin et ne devrait compter que sur la Biélorussie, considérée comme la dernière dictature en Europe, et dont le dirigeant est très proche de Poutine, comme allié ans la zone Europe, tandis que le Kazakhstan reste l’ami le plus imposant en Asie centrale.

 

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